Solidarité avec le peuple chinois en lutte contre le totalitarisme

Par Les Obscurs

Le mouvement populaire qui se développe en Chine pourrait être le plus important mouvement d’opposition au totalitarisme communiste chinois, depuis que Xi a réussi à installer sa dictature. Son point de départ est l’autoritarisme forcené et l’inhumanité du programme étatique dit « Zéro Covid », supposé contrer la pandémie de Covid 19. A l’occasion d’un incendie à Urumqi, les pompiers ont été empéchés d’accéder sur les lieux de la catastrophe par les mesures de mise en quarantaine (« lockdown ») qui ont ainsi susciter de nombreuses victimes supplémentaires. Le mouvement se développe autour d’une critique de cette police sanitaire des populations, avec son cortège de privations de liberté, de contrôles et de vexations de toutes sortes. La population chinoise des villes en particulier est à bout. Mais elle n’est pas la seule. Des immigrants qui se retrouvent totalement bloqués et sans secours, des paysans qui ne peuvent traiter leurs récoltes et préfèrent les incendier, les populations du Xinjiang qui doivent supporter de nouvelles mesures d’oppression : c’est la plus grande partie de la population qui se retrouve victime de la violence étatique supposée la protéger contre la pandémie. Selon certaines évaluations, on compterait depuis le début de l’épidémie jusqu’à 780 millions de Chinois ayant eu à supporter une situation d’isolement, de quarantaine (à la maison ou dans des zones de regroupement) ou de confinement. Aux critiques des dispositions caractéristique de la quarantaine, c’est à dire de privation de la liberté de circuler, s’ajoutent les critiques contre la surveillance numérique (bracelets, caméras et autres dispositifs). La destruction des caméras de surveillance et des cabines de test se répand. Les Chinois découvrent en regardant la coupe du monde de football que les spectateurs des autres pays ne sont pas contraints à porter le masque. Ils mesurent aussi que l’inanité de la politique dit de « zéro Covid » se traduit, comme c’est toujours le cas dans les systèmes bureaucratiques, non seulement par des discriminations, mais aussi par une alternance d’ordres et de contre-ordres incompréhensibles qui dé-légitiment les mesures de police sanitaire. Le gouvernement n’hésite pas d’ailleurs à détourner les classements sanitaires pour punir les manifestants. Dans ces conditions, la censure de l’information et l’absence d’une liberté d’expression minimale, qui permettrait d’éviter les conséquences les plus tragiques de l’incompétence étatique, deviennent de plus en plus insupportables. La revendication de la liberté d »expression revient en Chine, avec le symbole de la feuille de papier blanc brandie par les manifestants. Le mouvement s’est répandu dans les principales villes, Pékin, Shanghai, Wuhan. Dans les fractions les plus politisées de la population, telles que les étudiants, en particulier dans les écoles d’art, il se transforme en mouvement démocratique anti-totalitaire avec une dénonciation explicite de la dictature de Xi et du parti communiste.

Nous appelons à la solidarité avec le peuple chinois en lutte contre le totalitarisme communiste, comme nous avons appelé à la solidarité avec le mouvement des femmes et de la jeunesse contre la dictature islamiste en Iran, et avec le peuple ukrainien face à l’agression de Poutine. Nous pensons que cette solidarité en France avec toutes les forces qui s’opposent à tous les totalitarismes est insuffisante et doit être élargie. Nous appelons à une fédération, à un rassemblement des actions de soutien aux mouvements anti-totalitaires en Ukraine, en Iran, en Chine, en Afghanistan.

IL EST TEMPS DE RENOUER AVEC LA SOLIDARITE CONTRE LES TOTALITARISMES !

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