
Par Francis Linart
25 Janvier 2026
Dans sa marche vers le pouvoir, le Front National devenu Rassemblement National n’a jamais changé de stratégie : encore aujourd’hui, il vise à arriver au pouvoir seul, avec des forces d’appoint dans le style de Ciotti, mais sans rien devoir à une quelconque unité avec des forces indépendantes. En revanche, il a cherché et largement réussi à faire évoluer son image politique.
Du FN au RN
Le tournant de 2015, avec l’expulsion de Jean Marie Le Pen et la confirmation du rôle dirigeant de sa fille, puis la modification du nom du parti politique, a été l’occasion et reste la base d’une rhétorique intense sur le thème du changement.
A cette époque, le Front National avait déjà largement réussi à imposer ses idées politiques. Fin décembre 2014, Les Obscurs avaient publié un article sur ce sujet : « Le pont des Français tiendra » (voir en « Sources »).
Ce qui s’est produit, de 2014 à aujourd’hui, c’est le passage de la domination idéologique à la perspective d’une domination politique, bref le risque de voir le RN accéder au pouvoir. Mais ce passage était impossible tant que le FN ou le RN donnait le sentiment d’être resté le même parti, le parti de Le Pen Le Père. En résumé, une partie de l’opinion en France pouvait bien être attirée par les idées du FN, par exemple les thèses du « grand remplacement » (dit « submersion migratoire ») ou de la « préférence nationale » (devenue « priorité nationale »), mais la perspective d’être gouvernées par un parti crypto-fasciste ou nationaliste d’extrême-droite n’attirait pas les foules.
« La conquête du pouvoir, pour le Front national, ni ne commence avec, ni ne dépend d’abord des élections. Elle passe d’abord par la domination idéologique. Cette domination doit être comprise de manière simple mais entière: les idées politiques du FN dominent, c’est-à-dire qu’elles dominent les autres idées; en matière idéologique, le FN domine, c’est-à-dire qu’il domine les autres forces politiques. »
Au-delà du changement d’étiquette et de direction, le RN devait trouver quelque chose pour fournir à l’opinion publique la preuve irréfutable de sa mutation et transformer son image politique. Deux idées ont joué un rôle essentiel pour constituer le « narratif » de ce soi-disant changement :
[1] Le nouveau parti n’est pas d’extrême-droite.
[2] Le nouveau parti ne mérite pas d’être diabolisé.
Ces deux idées sont fausses mais elles sont surtout les pièces maitresses d’une manipulation majeure. Evidemment, Les Obscurs, et probablement la plupart de leurs lecteurs, et même une partie conséquente de l’opinion publique pensent, et continuent à penser que :
[1] Le nouveau parti est d’extrême-droite, dans la continuité de l’ancien.
[2] Il y a là une raison suffisante pour refuser de le traiter comme un parti comme les autres, ce que l’extrême-droite appelle le diaboliser.
La manipulation organisée par Marine Le Pen vise à contourner cette opposition en suggérant une version faible des deux premières propositions :
[1] il est compréhensible que l’ancien parti ait pu être perçu comme un parti d’extrême-droite mais il est manifeste que le nouveau ne l’est pas, et d’ailleurs il ne cesse de le clamer.
[2] Il est compréhensible que l’ancien parti ait pu être quelque peu diabolisé, mais les efforts du nouveau doivent être reconnus et il doit être considéré comme un parti comme les autres, c’est-à-dire « dédiabolisé ».
Un parti d’extrême-droite
Commençons par la caractérisation du Rassemblement National comme parti d’extrême-droite que l’actuelle direction, et les intellectuels qui la soutiennent de l’extérieur, brandissent comme une injustice suprême, passible d’actions en justice. On ne peut pas nier que cette question soit fondamentale. Par exemple, si le Front national s’était affiché comme un parti d’extrême-droite, personne ne pourrait nier la différence du RN, au moins sur cette question de l’auto-présentation.
Malheureusement pour Marine Le Pen, Jean-Marie Le Pen a toujours refusé, et cela dès le début, que le Front National soit qualifié et classé comme parti d’extrême-droite.
Il est d’ailleurs intéressant, pour éclairer ce point, de revenir aux débuts du FN. On sait que, en 1972, les dirigeants d’Ordre Nouveau, qui n’avaient jamais eu l’outrance de cacher qu’ils étaient d’extrême-droite, tout en étant de banals néo-fascistes (fascistes d’après la Seconde Guerre Mondiale), en vinrent à l’idée qu’une vitrine légale, sur le modèle du M.S.I italien, leur serait nécessaire, pour diverses raisons, la première étant la participation aux élections. Ils sélectionnèrent Le Pen, croyant, à tort, pouvoir le contrôler. Mais en novembre 1972, il positionna ainsi le nouveau parti, appelant ses sympathisants à venir « sous la bannière du Front national défendre la droite nationale, sociale et populaire ». Les dirigeants venus d’Ordre Nouveau trouvèrent d’ailleurs saugrenu ce positionnement explicite à droite d’autant plus que Le Pen semblait vendre la mèche en adressant cet appel aux courants qu’il désignait, très précisément, ainsi : « « Vous maurassiens, vous intégristes, vous anciens fascistes, laissez de côté vos querelles, venez sous la bannière du Front national défendre la droite nationale, sociale et populaire. » Non sans avoir relevé, au passage, l’admirable polysémie de la catégorie d’« anciens fascistes », enregistrons que pour son fondateur, le FN de 1972 était un parti de droite composé d’éléments d’extrême-droite.
Sous sa forme négative, cette idée était une constante de Jean Marie Le Pen ; il n’est jamais revenu dessus ; il n’a jamais voulu définir, ou voir défini le FN comme un parti d’extrême-droite, et cela, même lorsqu’il se livrait aux provocations les plus outrancières.
Et cette constante de Le Pen est devenue un des piliers idéologiques du FN, puis du RN, dans une parfaite continuité. L’hypothèse d’un retour à une référence explicite à l’extrême-droite n’a jamais été envisagée en cinquante-trois ans de FN/RN. En octobre 2013, lorsque Marine Le Pen déclare au micro de RTL : « Affubler le FN du terme d’extrême droite est une faute déontologique des journalistes, un acte de militantisme et une bavure intellectuelle», elle s’inscrit ainsi totalement dans le sillage de son père. Le refus d’être classé à l’extrême-droite, loin de constituer une différence entre les deux partis, un tournant entre les deux directions, est une constante, un élément de stabilité du même parti sous ses deux étiquettes. On remarque d’ailleurs que Marine Le Pen enrichit la tradition familiale avec cette allusion menaçante à la « faute déontologique » des journalistes.
Il faut donc s’interroger sur ce point : ce qui a poussé Le Pen à refuser l’étiquette d’extrême-droite pour tenter de se positionner « à droite », en 1972.
Il entre dans cette position des données tactiques et individuelles. Au sein du FN « vitrine légale », Le Pen essaie au début de se placer au centre, équilibrant les groupuscules néo-fascistes par une droite extrême comme le groupe pro Algérie Française de Bidault, ou populiste, comme des restes des poujadistes, ou des partisans de Tixier Vignancourt, dont il avait été le chef de campagne. D’autre part, Le Pen a besoin d’argent ; la politique est son gagne-pain ; c’est là qu’il réussit le mieux et il n’entend pas gâcher de si beaux dons par des fréquentations trop compromettantes.
Mais la véritable raison est ailleurs. Trois événements vont considérablement dégrader l’image de l’extrême-droite dans les années 68 jusqu’à rendre intenable un tel positionnement. En 1969, parait le film « Le Chagrin et la Pitié » de Marcel Ophuls, et en 1973 (France) Paxton publie « La France de Vichy 1940-1944 ».La période de l’Occupation, de l’Etat français et de la Collaboration revient au premier plan. Et cette redécouverte n’est pas, comme on l’imagine, en faveur de l’extrême-droite. En même temps, la gauche et l’extrême-gauche, ou, plutôt, une partie des anciens gauchistes découvrent le totalitarisme : ils rapprochent Staline et Hitler, militent pour la solidarité avec la Pologne. Quelques années de plus, et ce sera le débat sur le négationnisme et la relance de la dénonciation du nazisme et de leur programme de destruction des Juifs pendant la Seconde Guerre : Shoah, le fim de Lanzmann date de 1985. La génération de 68, qu’il est de bon ton de moquer aujourd’hui pour ses prétendus échecs, se mobilise autour de ces événements et de ces polémiques retentissantes. Et si les ex-gauchistes ont été sinistrement incapables de proposer un débouché politique convenable à Mai 68, ils vont se montrer redoutablement efficaces contre l’extrême droite qui est littéralement laminée, culturellement et politiquement. Après 1830, l’Affaire Dreyfus, la Libération, Mai 68, ou plutôt les années qui suivent Mai 68 voient la quatrième victoire des forces opposées à l’extrême droite dans l’histoire de la France. Elle est éjectée du champ idéologico-politique et doit se replier sur un programme, d’ailleurs judicieux, de « conquête de l’hégémonie culturelle » lancé par Alain de Benoist.
On se doute bien que ce n’était pas le moment, pour le FN, de se réclamer d’une orientation qui, comme le reconnait Le Pen, « sent le soufre ».
Telles sont les véritables raisons du positionnement négatif initial du Front national, parti qui se déclare comme n’étant pas d’extrême-droite, et cela bien qu’il le soit.
Le positionnement positif a été une affaire plus difficile et il est intéressant de vérifier si, là aussi, le FN/RN est dans le changement ou dans la continuité.
Nous avons vu que Le Pen avait préconisé, en 1972, la formule d’un parti « de la droite nationale, sociale et populaire ». En 1995, Samuel Maréchal, ancien directeur du Front national de la jeunesse, et chargé de la communication, fait passer le slogan « Ni droite, ni gauche, français ». C’est aussi à son initiative qu’en 2002 – élection présidentielle où, dépassant Lionel Jospin, Le Pen figure au deuxième tour – la profession de foi du candidat du FN affiche le nouveau slogan « Je suis socialement à gauche, économiquement à droite et, plus que jamais, nationalement de France ! ».
C’est cette orientation « Ni droite, ni gauche » apparue donc au sein du FN dirigé par son père que va reprendre Marine Le Pen jusqu’à aujourd’hui. Cette préférence pour le « Ni droite ni gauche » est évidemment à rapprocher de son refus de « l’union des droites » qu’elle a récemment comparé au sparadrap du capitaine Haddock, soulignant qu’elle était elle-même élue par un électorat qui, avant elle, avait voté à gauche pendant plus de quatre-vingt ans.
Lors des élections présidentielles de 2017, Marine Le Pen essaie de donner une interprétation plus fouillée du « Ni droite, ni gauche ». La division partisane entre la droite et la gauche serait dépassée et devrait être remplacée par une opposition « globalistes » (dont Macron serait le représentant typique) vs « patriotes ». Le RN se définit comme le parti des « patriotes », parfois des « nationaux ». On remarque que ce positionnement n’est rien d’autre que la reprise, au XXIème siècle, du thème de la lutte entre la France et « l’Anti-France », thème classiquement …d’extrême-droite.
Ainsi, tant pour la version négative, « le FN/RN n’est pas un parti d’extrême-droite », que pour la version positive « le FN/RN n’est ni de droite, ni de gauche », du FN au RN, de Le Pen à sa fille, ce n’est pas le changement qui l’emporte, c’est la continuité.
La dé-diabolisation
Je serai plus rapide pour la deuxième idée, ayant déjà examiné le thème de la dédiabolisation dans un article antérieur.
En septembre 1989, le Front national, réuni pour son université d’été à La Baule, décide d’entamer sa « dédiabolisation ». Il s’agit de combattre pour la légitimité du parti. Mais en réalité, à l’intérieur du parti, deux courants s’affrontent sur la signification réelle du binôme diabolisation/dédiabolisation.
Pour les uns, à commencer par Le Pen lui-même, la diabolisation procède exclusivement des critiques extérieures. C’est donc essentiellement un objet de polémique. Dé-diaboliser c’est dénoncer la diabolisation, tout en la relançant régulièrement par des provocations supposées bien choisies.
Pour d’autres responsables du Front national, dont Bruno Mégret, le délégué général, les critiques extérieures qui visent à disqualifier le FN sont au contraire renforcées par les provocations venues de l’intérieur, de Le Pen en particulier.
Je redonne ici la note intérieure de Bruno Mégret sur la dé-diabolisation. C’est un document très important révélé par Valérie Igounet.
Cette note (voir en annexe) est un témoignage particulièrement instructif sur une version de la dé-diabolisation, et, plus largement, sur une certaine manière d’être d’extrême-droite en France, en 1992 et au-delà. On remarque d’abord qu’elle est entièrement centrée sur la question de la communication. Le FN n’aurait pas à faire évoluer ses positions mais simplement à mieux les présenter. Evidemment, sur certains points, ça grince encore. Non seulement l’anti-sémitisme n’est pas critiqué ouvertement, mais il n’est même pas évoqué. Il ne transparait qu’avec l’habituelle formule des « lobbies », elle-même anti-sémite. L’objectif est de « mettre en porte-à-faux » le « lobby juif ». Autre exemple : la condamnation du régime de Vichy est relativisée par le discours de « réconciliation nationale », c’est-à-dire la réconciliation entre résistants et collabos.
La note traduit une remarquable continuité dans l’histoire du FN/RN qui est probablement un des principaux axes de son identité, de la création de sa propre image : pour Mégret, dédiaboliser c’est conduire une politique de communication qui permet de rester un parti extrémiste de droite tout en déniant ce qualificatif d’extrémiste, considéré comme injurieux et renvoyé à d’autres organisations, pour la plupart des groupuscules.
Il était cependant évident que le point 6, centré sur la question de la dé-diabolisation (« éviter de donner prise à la diabolisation »), en dépit de ses précautions (l’origine extérieure de la diabolisation), ne pouvait manquer d’apparaître comme une remise en cause des provocations de Le Pen lui-même, et ne visait en réalité à rien d’autre qu’à l’affaiblir.
Tout cela prouve largement une forte continuité. Pour autant cela ne signifie pas que la version Mégret de la dé-diabolisation soit exactement la même que celle de Marine Le Pen. En 2020, interrogé par Le Point sur ce qui semble être une certaine « banalisation » du Rassemblement National, Mégret répond que l’extrême-droite ne se distingue plus de la droite :
« La dédiabolisation du parti ne l’a-t-elle pas banalisée ?
J’ai toujours préconisé la dédiabolisation, mais pour moi elle consistait à en finir avec les provocations sulfureuses et les dérapages verbaux. Car, au-delà, il faut tenir le discours de la rupture avec le système. »
Dans la liste de la dédiabolisation mégrétiste, comme on peut voir ci-dessous, figuraient les grands standards de l’extrême droite : le fascisme, l’extrême-droite elle-même, la collaboration avec les nazis, le racisme, l’antisémitisme. Sur ce dernier point, Mégret, qui avait de bonnes raisons de se méfier de Le Pen, antisémite pathologique, restait prudent jusqu’à l’hypocrisie. Il préconisait, au point 3 :
3. « Mettre les lobbies en porte-à-faux ». Il serait « souhaitable de mener une politique de dialogue et de main tendue en direction de ceux au nom de qui on nous attaque ».
En général, la dé-diabolisation de Marine Le Pen s’inscrit dans la continuité de celle de Bruno Mégret. Elle s’applique, en particulier, à éviter le vocabulaire « d’avant-guerre ». On remarque qu’elle n’élargit pas le champ de ce qui doit être dédiabolisé, confirmant ainsi la remarquable continuité FN/RN sur les questions d’immigration et de sécurité.
Mais il y a un point important où elle tranche avec Mégret, c’est sur la question de l’antisémitisme. Marine Le Pen n’est pas antisémite. Et il lui apparait clairement, ainsi qu’à ses proches, que l’antisémitisme est le sujet le plus brûlant, le centre de l’illégitimité du FN.
Louis Aliot, vice-président du FN et député européen, donne de ce changement d’orientation une interprétation curieuse, purement utilitariste ou tactique: « La dédiabolisation ne porte que sur l’antisémitisme. En distribuant des tracts dans la rue, le seul plafond de verre que je voyais, ce n’était pas l’immigration, ni l’islam… D’autres sont pires que nous sur ces sujets-là. C’est l’antisémitisme qui empêche les gens de voter pour nous. Il n’y a que cela… À partir du moment où vous faites sauter ce verrou idéologique, vous libérez le reste (..). » (Entretien du 6 décembre 2013, in Valérie Igounet, Le Front national de 1972 à nos jours, Paris, Seuil, p. 420).
Marine Le Pen apporte une crédibilité certaine à ce changement, d’abord en s’opposant plusieurs fois à son père en 2009, puis en l’expulsant du Front national, précisément sur cette question.
Tactiquement, ce virage bienvenu sur la question de l’antisémitisme lui permet d’engranger tous les bénéfices de la dédiabolisation, et de crédibiliser une opération de communication limitée, inscrite dans la continuité du Rassemblement National avec le Front National.
La dédiabolisation version Marine Le Pen a atteint son objectif: un parti d’extrême droite renouvelé, plus crédible, fidèle dans sa ligne, sa stratégie et son idéologie au Front national, et, surtout, plus près que jamais d’accéder au pouvoir.
Dans cet article, j’ai voulu montrer comment les deux thèmes (le refus de l’extrême-droite et la dédiabolisation) qu’on présente souvent comme preuves d’une vraie rupture entre les deux partis devaient au contraire être restitués comme éléments d’une évidente continuité.
SOURCES
32 « Première conférence de presse », Rivarol, 9 novembre 1972.
ANNEXE : La dédiabolisation selon Bruno Mégret
Valérie Igounet a fait connaître un document important : une note interne du cercle mégrétiste au sein du Front national qui mérite d’être citée tout entière tant elle est explicite sur la signification fondamentale et la portée de la manœuvre de dédiabolisation.
La dédiabolisation mégrétiste repose sur 7 points :
1. « Combattre la qualification d’extrémisme ». Il s’agit d’utiliser des termes simples et peut-être de « désigner et de stigmatiser les mouvements d’extrême droite afin de nous démarquer géographiquement et idéologiquement de ce qualificatif ».
2. « Riposter aux accusations sur la Seconde guerre mondiale ». Le FN veut faire connaître par des « documents grand public » sa position qui doit rappeler la « condamnation du nazisme et de ses exactions, celle du régime de Vichy, la présence d’anciens résistants dans nos rangs et notre discours de réconciliation nationale ».
3. « Mettre les lobbies en porte-à-faux ». Il serait « souhaitable de mener une politique de dialogue et de main tendue en direction de ceux au nom de qui on nous attaque ».
4. « Développer le thème de la nouvelle résistance ». Il faut démontrer que « notre combat d’aujourd’hui s’apparente à celui des résistants d’hier et donner corps à cette thématique en mettant en avant nos anciens résistants et les motivations qui sont les leurs pour s’engager à nos côtés ».
5. « Contre-attaquer les médias ».
6. « Éviter de donner prise à la diabolisation » dans le but « d’accroître le fossé qui sépare ce qu’on dit sur nous de ce que nous sommes. À cette fin, le vocabulaire d’avant-guerre doit être proscrit et surtout tous les propos qui peuvent être interprétés comme des manifestations de racisme ou d’antisémitisme. La ligne des journaux proches du Front national devrait être revue en conséquence ».
7. « Accroître l’invraisemblance d’un Front national prétenduement [sic] fasciste ».
La note insiste sur la « faiblesse du discours économique FN pour les bourgeois » et souligne l’absence de « cadres crédibles en la matière ». Il lui faut donc trouver et former une équipe de « personnalités compétentes ». Elle revient également sur une des étapes centrales : mener des « attaques » contre les partis adverses et inverser le phénomène.